Edmond ROSTAND
Collège
Marseille
 

EPI- démarche d’investigation 3e - Le crime est (presque) parfait…

vendredi 21 décembre 2018, par ROSSETTO

Entraînés depuis le début de l’année à la démarche d’investigation dans différentes matières (Arts plastiques, Français, Italien, SVT…), les élèves de troisièmes du collège, devenus de fins limiers à qui on ne la fait pas (cf comptes-rendus de visite de l’exposition « Communautés invisibles » à La Friche la Belle de mai) sont désormais lancés sur la piste d’un meurtrier : la scène 124 est devenue jeudi 06 décembre une scène de crime (photos 1 et 2) !
Aux élèves d’analyser les indices relevés sur place (photos 3 et 4), de les recouper avec les dépositions effectuées (photos 5 et 6) pour en tirer des conclusions pertinentes : attention aux fausses pistes !

EPI « Démarche d’investigation » : compte-rendu de visite de l’exposition « Communautés invisibles » (Berdaguer & Péjus) à la Friche la Belle de mai.


« Je crois que les spectateurs devraient travailler. » A. Hitchcock


Problématique : en quoi les « Communautés invisibles » perturbent-elles nos perceptions de la fiction et de la réalité ?


Nous sommes allés voir l’exposition « Communautés invisibles » de Berdaguer & Péjus à la Friche la Belle de mai. En nous rendant là-bas, nous avions une question en tête : en quoi les « Communautés invisibles » perturbent-elles nos perceptions de la fiction et de la réalité ?
Dans l’œuvre « Zone temps », le rapport à la perception est le fait que l’on participe à l’œuvre en marchant sur le sable. Le rapport au temps, c’est qu’à la base, il y a deux couches de sable, noir et blanc, mais, avec le temps, les spectateurs ont mélangé le sable en marchant car nous sommes obligés de passer par là : le sable est donc devenu gris avec différentes nuances de gris de différentes épaisseurs. Tout comme dans la réalité, on ne peut pas changer nos actes comme nous ne pouvons plus séparer les grains noirs des grains blancs. Le rapport à l’invisible, c’est que nous voyons les pas des spectateurs mais nous ne les voyons pas eux-mêmes. Enfin, le rapport aux communautés, c’est qu’il y a eu beaucoup de gens différents qui sont passés par là, mais qu’ils ont tous en commun d’être venus voir l’exposition.



Miriem, 3e1


Nous avons été à la Friche qui se situe à la Belle de mai pour voir une exposition, « Communautés invisibles », faite par Christophe Berdaguer et Marie Péjus. L’exposition représente plusieurs communautés invisibles et nous avons dû trouver ce qui se cachait d’invisible derrière chacune des œuvres, comme « With Sarah II » : dans cette œuvre, nous avons vu plein de sculptures blanches suspendues, aux extrémités il y avait des balles, sur certaines une boussole, sur d’autres le bout d’une carabine. Nous avons donc dû chercher le fin mot de son histoire. Pour nous aider, nous avons eu cette phrase : « les balles de la célèbre Winchester ricochent et s’entrecroisent, leurs mouvements dessinent de blancs labyrinthes ». Au final, nous avons appris que chaque sculpture représentait un esprit mort car Sarah était une femme possédée par l’invention de son beau-père : la carabine. C’était la seule carabine qui pouvait tirer plusieurs fois d’affilée, à l’époque. A chaque mort, Sarah avait l’impression que l’esprit de la personne la hantait, donc elle était en quelque sorte possédée. Tout ça pour dire que derrière chaque œuvre, l’histoire est invisible, comme les esprits qui hantaient Sarah. Nous avons travaillé sur d’autres œuvres, mais celle-ci m’a beaucoup plus impressionnée car son histoire est totalement invisible. Quand nous avons découvert toutes ces sculptures suspendues, nous n’avons pas du tout pensé à ça.



Samira, 3e3

 
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